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Historique

Implantation → Maintien → Tournant → Envol → Transition

1.

L’implantation: 1982——1990

Le 7 septembre 1982, l’assemblée générale de la China State Construction Engineering Corporation Ltd., présidée par Zhang Enshu, son premier directeur général, prend la décision de se lancer dans le projet des 200 logements de Rouiba en Algérie, avec pour quadruple mot d’ordre, « contrat respecté, qualité garantie, profit raisonné, engagement moral ». Le chantier démarre officiellement début 1983. Le 19 février 1983, le ministère de l’économie et du commerce extérieur de la République populaire de Chine autorise la CSCEC à ouvrir son Bureau de liaison en Algérie, devenu depuis la China State Construction Engineering Corporation Ltd. – Direction générale pour l’Algérie (CSCEC Algérie), à réaliser des chantiers à l’étranger, à accepter des coopérations avec d’autres prestataires et à fonder des entreprises à capitaux mixtes.

En octobre 1983, la CSCEC dépose une demande auprès du ministère algérien du commerce pour ouvrir son Bureau de liaison en Algérie. Le tout premier projet de construction de 200 logements à Rouiba est réalisé dans les délais, pourtant très courts, ce qui est très apprécié du maître d’ouvrage algérien. Dans le même temps, la CSCEC est déjà sollicitée pour un nouveau projet, celui de l’étude d'implantation de la Nouvelle Ville d’Aïn Oussera. À partir de là, les commandes afflueront : projet des huit châteaux d'eau, ainsi que nombre d’établissements hospitaliers et d’établissement d’enseignement. À ses débuts en Algérie, la CSCEC a été confrontée à la rude concurrence des acteurs du BTP européen, mais elle a su rapidement se frayer un chemin grâce à la qualité de ses prestations et à sa rapidité d'exécution, s’assurant ainsi une assise solide en Algérie.



2.

Le maintien: 1991——1996

Pendant la décennie noire, le terrorisme s’impose à tous et rend le quotidien très difficile. La plupart des sociétés étrangères quittent l’Algérie les unes après les autres. La CSCEC se voit elle aussi contrainte de cesser toute activité courante, sans néanmoins s’effacer du marché algérien : les travaux d’aménagement hydraulique de la plaine El-Amra El-Abadia pour 8 000 hectares et les travaux d’aménagement hydraulique du périmètre de Mitidja Ouest – tranche 2 à Alger pour 14 000 hectares en témoignent. Les contrats respectifs de ces deux projets avaient été signés en 1990 et les travaux lancés dans la foulée. La situation politique avait cependant imposé l’arrêt complet des deux chantiers par la suite. Le contrat du projet d’aménagement hydraulique du périmètre de Mitidja Ouest sera finalement résilié en février 1996, en accord avec le maître d’ouvrage. Quant aux travaux d’aménagement hydraulique de la plaine El-Amra El-Abadia, ils reprendront en février 2002 à la demande du maître d’ouvrage et après négociations entre les deux parties. Ils seront terminés fin 2005. Le projet se sera donc étalé sur quinze ans, ce qui montre que les mots d’ordre de la CSCEC correspondent à une réalité : engagement moral et contrat respecté.

On dit que c’est dans l’adversité qu’on reconnaît ses amis et que la valeur n’attend point le nombre des années : alors que cernée par le danger, la société algérienne vivait des moments très difficiles et que les constructeurs européens avaient préféré se retirer, les équipes de la CSCEC avaient courageusement choisi de rester. Par leur engagement et leur fiabilité ils ont gagné la confiance de l’État algérien et de son peuple. Voilà pourquoi les années qui suivront marqueront d’abord un tournant puis un envol qui pour beaucoup expliquent les réalisations et les succès de la CSCEC Algérie d’aujourd’hui.

3.

Le tournant: 1997——2000

En 1997, le gouvernement algérien a besoin que soit construit en toute urgence un hôtel 5 étoiles dans le cadre du 35e sommet de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) qui doit se tenir deux ans plus tard à Alger. Si la situation en Algérie connaît alors un revirement favorable, la stabilité n’est cependant pas encore au rendez-vous et la menace terroriste demeure une réalité. Les entrepreneurs du BTP européens continuent à placer l’Algérie parmi les destinations à risque et n’envisagent pas de revenir. Le contexte est loin d’être engageant mais la CSCEC accepte de relever le défi, malgré les délais très courts, les exigences élevées et la pénurie de matériaux. Le chantier se déroulera dans des conditions difficiles. Ce symbole hautement politique que constitue alors l’hôtel Sheraton Club des Pins d’Alger sera néanmoins terminé au bout de 18 mois et le sommet de l’OUA ouvrira comme prévu.

Face à l’adversité, la CSCEC est restée solidaire de l’État algérien et de son peuple. Elle a relevé le défi et à force de ténacité, l’hôtel Sheraton Club des Pins est sorti de terre, grâce aussi à une expertise hors norme. La CSCEC a su consolider ses positions en cette époque charnière, montrant qu’elle était un entrepreneur du BTP de tout premier rang, efficace et capable de réaliser des projets de qualité. Cette prouesse marquera l’envol de la CSCEC Algérie vers de nouveaux horizons.

À la même époque, la CSCEC réalisera également d’autres projets : le complexe hôtelier CNO-HMSO et la réhabilitation de l’hôtel Mazafran à Alger, ainsi que le projet des 400 logements de Mahlma et le projet des 370 logements à Mahamadia.

4.

L’envol: 2001——2013

Après dix années de guerre civile, le XXIe siècle voit l’Algérie renouer avec la stabilité.



Abdelaziz Bouteflika devient président de la République en 1999 et lance le plan triennal 2001-2004 de relance économique, puis les plans quinquennaux 2005-2009 et 2010-2014 ainsi que le plan de développement du grand Sud, avec à la clé nombre de grands travaux d’infrastructure.



L’Algérie entame sa reconstruction économique et la CSCEC Algérie s’empare des opportunités offertes par ces nouvelles orientations. Répondant ainsi également à l’appel de l’État chinois pour une internationalisation des entreprises, elle se lance dans l’exploration de nouveaux marchés et renouvelle son organisation dans l’objectif de prendre un nouvel envol : il s’agit désormais de développer les marchés, réaliser des projets d’envergure, renouveler l’organisation, développer un réseau de fournisseurs et placer l’homme au centre de sa nouvelle organisation.



Progressivement, la CSCEC Algérie se transforme en une entreprise enracinée dans la région et organisée dans les moindres détails.




5.

Depuis 2014 : une période de transition

La chute des cours du pétrole sur les marchés mondiaux à la fin de l’année 2014 a fortement impacté l’économie algérienne. Face au rétrécissement accélérée du traditionnel marché contractuel du BTP, le gouvernement algérien a alors redoublé d’efforts pour attirer les investissements étrangers et revitaliser l’activité économique. C’est dans ce contexte que la CSCEC Algérie a saisi l’occasion offerte par l’initiative des « Routes terrestre et maritime de la soie » pour répondre aux besoins du marché algérien. Tout en consolidant sa position sur le marché traditionnel grâce à une politique de marketing appropriée, l’entreprise a ainsi exploré différentes pistes pouvant mener à une diversification de ses activités et jugé opportun de laisser l’investissement jouer pleinement son rôle moteur.

Cela l’a amené à renforcer ses activités relatives aux domaines des infrastructures, de l’investissement dans les matériaux de construction et de l’investissement dans l’immobilier. Pour ce qui est de ses nouveaux domaines d’activité tels que l’énergie, l’ingénierie hydraulique et le tourisme, la CSCEC applique une stratégie consistant à promouvoir la modernisation et l’optimisation de la structure de production. En même temps qu’elle améliore la gestion de ses activités, elle fait aussi de l’efficacité une priorité absolue et œuvre constamment à augmenter son niveau en matière de gestion interne et de fonctionnement. Bien résolue à devenir « l’entreprise de BTP et d’investissement la plus compétitive du bassin méditerranéen à l’international », la CSCEC poursuit ainsi sa transition et continue de se développer.